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Les flammes de pierre [texte imprimé] : roman / Jean-Christophe Rufin

Auteur principal: Rufin, Jean-Christophe, AuteurLangue : français.Publication : [Paris] : Gallimard, DL 2021Description : 1 vol (342 pages)ISBN : 978-2-07-293011-9.Dewey : RRésumé : "Rémy et Laure partageaient le sommet de Croisse-Baulet et, si modeste qu'il fút, il faisait pour eux de cet instant un moment inoubliable.Rémy connaissait trop la force de cette communion pour y méler les gestes minuscules de l'amour. Il sentait que son désir était partagé, que cette émotion avait la valeur d'une étreinte et que Laure, pas plus que lui, ne pourrait l'oublier. Tout devait garder son ampleur, sa gráce. Les petites effusions, les maladroites caresses humaines, dans ces décors de lumière, d'espace et de vent, sont dérisoires et méme insupportables. Il fallait laisser l'esprit se mouvoir sans contraintes. Le regard était suffisant pour exprimer l'émoi et celui de Laure parlait sans ambiguïté.Ils retirèrent les peaux de phoque des skis, réglèrent les fixations pour la descente et raccourcirent les bátons. Puis, sans se háter, l'esprit plein d'un moment qu'il était inutile de faire durer tant il était saturé d'infini, ils s'élancèrent dans la pente.".Sujet: Roman divers Type de document : Livre
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 Livre Livre Le Ramonetage
Roman Adulte
Le Ramonetage
R RUF (Parcourir l'étagère(Ouvrir ci-dessous)) Prêté 19/08/2026 101017787

"Rémy et Laure partageaient le sommet de Croisse-Baulet et, si modeste qu'il fút, il faisait pour eux de cet instant un moment inoubliable.Rémy connaissait trop la force de cette communion pour y méler les gestes minuscules de l'amour. Il sentait que son désir était partagé, que cette émotion avait la valeur d'une étreinte et que Laure, pas plus que lui, ne pourrait l'oublier. Tout devait garder son ampleur, sa gráce. Les petites effusions, les maladroites caresses humaines, dans ces décors de lumière, d'espace et de vent, sont dérisoires et méme insupportables. Il fallait laisser l'esprit se mouvoir sans contraintes. Le regard était suffisant pour exprimer l'émoi et celui de Laure parlait sans ambiguïté.Ils retirèrent les peaux de phoque des skis, réglèrent les fixations pour la descente et raccourcirent les bátons. Puis, sans se háter, l'esprit plein d'un moment qu'il était inutile de faire durer tant il était saturé d'infini, ils s'élancèrent dans la pente."

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