Retour à Yvetot [Texte imprimé] / Annie Ernaux
Langue : français.Publication : Paris : Ed. du Mauconduit, impr. 2013Description : 1 vol. (78 p.) : ill., couv. ill. ; 20 cmISBN : 979-10-90566-08-8.Dewey : 848Résumé : Est-ce que, moi,la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos-des-parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire, je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que, sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, "la langue de l'ennemi" comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur? depuis le début, j'ai été prise dans une tension, un déchirement méme, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine, la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés, celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-méme. Tout au fond, la question est : comment, en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue? Annie Ernaux101005325.Sujet: Ernaux, Annie (1940-....) Entretiens | Ernaux, Annie (1940-....) Résidences et lieux familiers Type de document :
Livre
| Type de document | Site actuel | Site de rattachement | Cote | Statut | Date de retour prévue | Code à barres |
|---|---|---|---|---|---|---|
Livre
|
Le Ramonetage Documentaire Adulte | Le Ramonetage | 848 ERN (Parcourir l'étagère(Ouvrir ci-dessous)) | Disponible | 101005325 |
Survol Le Ramonetage Étagères, Localisation : Documentaire Adulte Fermer l'étagère (Fermer la navigation sur l'étagère)
| 848 ERN Mémoire de fille | 848 ERN Le vrai lieu | 848 ERN Journal du dehors | 848 ERN Retour à Yvetot | 848 ERN Le jeune homme | 848 FAR Mon quartier | 848 FAY Nous aurons toujours Paris |
Conférence donnée le 13 octobre 2012 à Yvetot
En appendice, entretien avec Marguerite Cornier
Est-ce que, moi,la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos-des-parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire, je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que, sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, "la langue de l'ennemi" comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur? depuis le début, j'ai été prise dans une tension, un déchirement méme, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine, la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés, celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-méme. Tout au fond, la question est : comment, en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue? Annie Ernaux101005325
Il n'y a pas de commentaire pour ce titre.