Trésor d'amour [Texte imprimé] : roman / Philippe Sollers
Langue : français.Publication : [Paris] : Gallimard, impr. 2010Description : 1 vol. (213 p.) ; 21 cmISBN : 978-2-0707-8086-0.Résumé : « On vit donc à Venise, Minna et moi, à ll’écart. On ne sort pas, on ne voit personne, ll’eau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est dd’accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tót, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve quu’on ss’entend. LL’amour, cc’est comme retrouver un parent perdu, son regard traverse la mort, et, avec lui, surgissent des foules de détails précis, formes, sons, couleurs, odeurs. Une femme vraiment aimée est brusquement la méme quu’une autre, très différente, et quu’on nn’oubliera jamais. Mais cette matinée aussi est la méme quu’il y a vingt ou trente ans, ce rayon de soleil est le méme, ce passage de bateaux le méme, ces mouettes les mémes. LL’autre, contrairement à la vieillerengaine romantique, est le méme quand méme. Toute séparation se dissout dans le soir puissant. Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. LL’amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deux-là avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la méme époque. Entre le français et ll’italien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, quu’à ss’approfondir»..Sujet: Roman divers Type de document :
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Le Ramonetage Roman Adulte | Le Ramonetage | R SOL (Parcourir l'étagère(Ouvrir ci-dessous)) | Prêté | 15/08/2026 | 101003682 |
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| R SOL Une soirée au Caire | R SOL Les exilés de la mémoire | R SOL Une journée d'Ivan Denissovitch | R SOL Trésor d'amour | R SOL La dernière heure du dernier jour | R SOM Daphné disparue | R SOR 180 jours |
« On vit donc à Venise, Minna et moi, à ll’écart. On ne sort pas, on ne voit personne, ll’eau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est dd’accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tót, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve quu’on ss’entend. LL’amour, cc’est comme retrouver un parent perdu, son regard traverse la mort, et, avec lui, surgissent des foules de détails précis, formes, sons, couleurs, odeurs. Une femme vraiment aimée est brusquement la méme quu’une autre, très différente, et quu’on nn’oubliera jamais. Mais cette matinée aussi est la méme quu’il y a vingt ou trente ans, ce rayon de soleil est le méme, ce passage de bateaux le méme, ces mouettes les mémes. LL’autre, contrairement à la vieillerengaine romantique, est le méme quand méme. Toute séparation se dissout dans le soir puissant. Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. LL’amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deux-là avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la méme époque. Entre le français et ll’italien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, quu’à ss’approfondir».
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