03266cam0a22002292 45000010006000000050017000060100022000230900010000450990009000551000041000641010013001052000028001182100030001462150030001763302603002066100017028097000021028268010035028478010035028828010035029179950084029521028520220708145916.0 a978-2-221-13418-4 a10285 tLIVR a20130521d2012 u0frey5003 ba afreceng11aBloody MiamifTom Wolfe a[Paris]cR. Laffontd2012 a609 p.ccouv ill. en coul aUne invasion armée, c'est une chose, évidemment. Mais Miami est la seule ville d'Amérique – et méme du monde, à ma connaissance – ou une population venue d'un pays étranger, dotée d'une langue et d'une culture étrangères, a immigré et établi sa domination en l'espace d'une génération à peine – par la voie des urnes. Je veux parler des Cubains de Miami. Dès que j'ai pris conscience de cette réalité, j'ai trépigné d'impatience : il fallait que j'y aille. C'est ainsi que j'ai passé deux ans et demi dans la mélée, en plein coeur de l'immense foire d'empoigne qu'est Miami. Il faut le voir pour le croire ; ou bien (oserais-je le suggérer ?) le lire dans Bloody Miami. Dans ce livre – ou il n'est pas question d'hémoglobine, mais de lignées –, Nestor, un policier cubain de vingt-six ans, se retrouve exilé par son propre peuple de la ville d'Hialeah, la véritable « Little Havana » de Miami, pour avoir sauvé de la noyade un misérable émigrant clandestin de La Havane ; Magdalena, sa ravissante petite amie de vingt-quatre ans, leur tourne le dos, à Hialeah et à lui, pour des horizons plus glamour en devenant la maítresse d'abord d'un psychiatre, star des plateaux télé et spécialiste de l'addiction à la pornographie, puis d'un « oligarque » russe dont le plus grand titre de gloire est d'avoir donné son nom au Musée des beaux-arts de Miami (en lui vendant des faux pour soixante-dix millions de dollars...) ; un professeur haïtien risque la ruine pour que ses enfants mulátres soient pris pour des Blancs ; un chef de la police noir décide qu'il en a assez de servir d'alibi à la politique raciale du maire cubain ; le rédacteur en chef WASP de l'unique quotidien anglophone encore publié à Miami, certes diplómé de Yale mais qui ne comprend rien aux contradictions intrinsèques et complètement cinglées de cette ville, meurt de peur de perdre sa place – et ses privilèges ; tandis que son jeune reporter vedette, également sorti de Yale – mais qui, lui, a tout compris –, s'échine (avec succès et avec l'aide de Nestor, notre jeune policier cubain) à traquer le scoop qui lui permettra de se faire une place à la hauteur de son ambition... et je n'évoque là que neuf des personnages de Bloody Miami, qui couvre tout le spectre social de cette mégapole multiethnique. J'espère qu'ils vous plairont. C'est un roman, mais je ne peux m'empécher de me poser cette question : et si nous étions en train d'y contempler l'aurore de l'avenir de l'Amérique ? aRoman divers 37696aWolfebTom 1aFRbFlorensacc20130521gAFNOR 2aFRbFlorensacc20130521gAFNOR 3aFRbFlorensacc20220221gAFNOR 10203052022-07-0894695bRAMONETAGEcRAMONETAGEeRf101008943kR WOLo0rLIVR