03935cam0a22002532 45000010006000000050017000060100030000230730018000530900010000710990009000811000041000901010008001312000057001392100033001962150051002292250023002803303147003036100017034507000031034678010029034988010035035278010035035629950084035971041620220609165632.0 a978-2-330-02260-0d20 EUR 0a9782330022600 a10416 tLIVR a20131011dimpr u0frey5003 ba afre1 aKinderzimmerbTexte impriméeromanfValentine Goby aArlescActes Suddimpr. 2013 a1 vol. (221 p.)cjaquette ill. en coul.d22 cm2 aDomaine français a-Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, cc’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. DD’accord ? - Je ne sais pas. -Si tu dis oui cc’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas. Mila se retourne : - Pourquoi tu fais ça ? Quu’est-ce que tu veux ? - La méme chose que toi. Une raison de vivre. En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand ll’Histoire nn’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de ll’ignorance dans nos trajectoires individuelles. «DD’abord, il y eut cette rencontre, un jour de mars 2010 : un homme de soixante-cinq ans se tient là, devant moi, et se présente comme déporté politique à Ravensbrück. Outre que cc’est un homme, et à ll’époque jj’ignorais ll’existence dd’un tout petit camp dd’hommes non loin du Lager des femmes, il nn’a surtout pas ll’áge dd’un déporté. La réponse est évidente : il y est né. La chambre des enfants, la Kinderzimmer, semble une anomalie spectaculaire dans le camp de femmes de Ravensbrück, qui fut un lieu de destruction, dd’avilissement, de mort. Des bébés sont donc nés à Ravensbrück, et quoique leur existence y ait été éphémère, ils y ont, à leur échelle, grandi. JJ’en ai rencontré deux qui sont sortis vivants de Ravensbrück, ils sont si peu nombreux, et puis une mère, aussi. Et la puéricultrice, une Française, qui avait dix-sept ans alors. CC’était un point de lumière dans les ténèbres, où la vie ss’épuisait à son tour, le plus souvent, mais résistait un temps à sa façon, et se perpétuait : on y croyait, on croyait que cc’était possible. Cette pouponnière affirmait radicalement que survivre, ce serait abolir la frontière entre le dedans et le dehors du camp. Envisager le camp comme un lieu de la vie ordinaire, étre aveugle aux barbelés. Et donc, se laver, se coiffer, continuer à apprendre, à rire, à chanter, à se nourrir et méme, à mettre au monde, à élever des enfants ; à faire comme si. JJ’ai écrit ce roman pour cela, dire ce courage fou à regarder le camp non comme un territoire hors du monde, mais comme une partie de lui. Ces femmes nn’étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées, aguerries par la politique et la Résistance. Leur héroïsme, je le vois dans ll’accomplissement des gestes minuscules du quotidien dans le camp, et dans ce soin donné aux plus fragiles, les nourrissons, pour quu’ils fassent eux aussi leur travail dd’humain, qui est de ne pas mourir avant la mort. Mila, mon personnage fictif, est ll’une de ces femmes. Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière.» aRoman divers 34045aGobybValentine4070 1bBNFgAFNORcYYYYMMDDaFR 2aFRbFlorensacc20131011gAFNOR 3aFRbFlorensacc20220221gAFNOR 10203052022-06-0991683bRAMONETAGEcRAMONETAGEeRf101004790kR GOBo0rLIVR