02073cam0a22001932 45000010006000000050017000060100022000231000041000451010008000862000029000942100029001232150010001523301575001626760016017377000027017538010029017808010035018098010035018441292820220906143139.0 a978-2-07-286658-6 a20191119d2019 u0frey5003 ba afre11aPierre,fChristian Bobin a[Paris]cGallimardd2019 a95 p. a«Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement ss’étiole dans cette appartenance. Il mm’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en mm’arrétant net devant un liseron, un escargot ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement dd’une présence, ll’excès du réel qui ruine toutes les définitions. Je cherche cette présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant.» Ce livre n'est ni un essai, ni une biographie de Pierre Soulages, c'est un exercice d'admiration doublé d'une réflexion sur la « présence » du peintre et sur « l'énigme du surgissement de toute présence sur terre », qu'il s'agisse du père de l'auteur, d'un chauffeur de taxi ou de l'inconnu rencontré dans le train de Sète. Après nous avoir fait entendre la voix du peintre, visiter sa demeure parisienne, son atelier-garage, voir ses tableaux, rencontrer ses amis, bref cerner ce qui incarne la « présence » de Soulages, Christian Bobin nous raconte son voyage en train la nuit de Noël 2018 pour féter à Sète l'anniversaire du peintre, ce qui lui permet de développer sa « thèse de philosophie » et d'achever un portrait intime et « en couleur » du peintre de l'outrenoir. Tout l'art déployé par l'auteur montre ici son efficacité : qu'on aime ou non la peinture de Soulages, on est séduit et touché. 3127965a848 33176aBobinbChristian 1bBNFaFRcYYYYMMDDgAFNOR 2aFRbFlorensacc20191119gAFNOR 3aFRbFlorensacc20220221gAFNOR