01865cam0a22002052 4500001000500000005001700005010002200022100004100044101001300085200003900098210002300137215003000160330128600190610003501476676001601511700002701527801003501554801003501589801003501624482420220922152616.0 a978-2-07-044564-6 a20120728d1996 u0frey5003 ba afrecjpn11aNotes de HiroshimafKenzaburo Oé aPariscFoliod1996 a271 p.ccouv ill. en coul aEn aoút 1963, Kenzaburó Oé, alors brillant écrivain de vingt-huit ans, part à Hiroshima faire un reportage sur la neuvième Conférence mondiale contre les armes nucléaires. Indifférent à la politique politicienne, il est immédiatement sensible aux témoignages des oubliés du 6 aoút 1945, écartelés entre le « devoir de mémoire » et le « droit de se taire » : vieillards condamnés à la solitude, femmes défigurées, responsables de la presse locale et, surtout, médecins luttant contre le syndrome des atomisés, dont la rencontre allait bouleverser son oeuvre et sa vie. Dans leur héroïsme quotidien, leur refus de succomber à la tentation du suicide, Oé voit l'image méme de la dignité. Quel sens donner à une vie détruite ? Qu'avons-nous retenu de la catastrophe nucléaire ? « À moins d'adopter l'attitude de celui qui ne veut rien voir, rien dire et rien entendre, demande-t-il, qui d'entre nous pourra donc en finir avec cette part de Hiroshima que nous portons en nous-mémes ? » A aucune de ces questions, toujours d'actualité, Oé n'apporte de réponse. Il s'interroge, nous interroge. Ainsi confère-t-il à son « reportage » la dimension d'un traité d'humanisme d'une portée universelle. aHiroshimaaJaponatémoignage 3128595a952 320582aOébKenzaburo 1aFRbFlorensacc20120728gAFNOR 2aFRbFlorensacc20120728gAFNOR 3aFRbFlorensacc20220221gAFNOR