03067cam0a22002652 4500001000500000005001700005010003300022073001800055090000900073099000900082100004100091101000800132200007000140210003600210215003900246330218400285610003902469610003602508676001802544700003702562801004202599801003502641801003502676995009002711612020220830134718.0 a978-2-7491-1632-7d16,50 EUR 0a9782749116327 a6120 tLIVR a20140528dDL 2 u0frey5003 ba afre1 aLe monde comme il me parlebTexte impriméfOlivier de Kersauson aPariscle Cherche MididDL 2013 a1 vol. (160 p.)ccouv. ill.d22 cm a« Notre histoire est solitaire. Notre naissance est solitaire. Quand on meurt, on est seul ; on a beau tenir la main d'un mourant de toutes ses forces, il part… Les choses fortes de notre vie sont solitaires, toujours. L'illusion qu'on passe son temps à se donner, c'est que nous ne sommes pas seuls. Comme on est nombreux, on tente de se reconstituer un monde où l'on serait ensemble ; mais on n'est jamais ensemble. Irréductiblement seuls. J'aime la solitude. J'ai la nostalgie de l'homme seul. Mon fantasme absolu, c'est que le monde ressemble à la réalité que je perçois. En somme, la non-solitude n'est qu'un accident. J'ai souvent plaisir avec le groupe mais je ne sais pas partager mes émotions. D'ailleurs, ceux qui disent partager leurs émotions, je me demande comment ils font. La vie est solitaire. Et j'ai le goút d'étre seul. La solitude en mer, c'est l'isolement du reste des hommes. La vraie vie est en mer. La vie, à terre, c'est de la complaisance ? Pas de la compromission car le mot est inélégant ? De la complaisance pour l'autre, de la politesse vis-à-vis de lui. Quand vous marchez sur un trottoir, vous envoyez en permanence des signaux pour que les autres s'écartent. La solitude, chez les anglo-saxons, elle est suspecte car pour eux, tout est « dans le groupe ». Chez les latins, elle est déjà plus romantique. D'ailleurs, on remarque que dans une course en solitaire, il y a plus de latins que d'anglo-saxons. Au vrai, la solitude, c'est une belle histoire… c'est nous. Voilà, c'est nous. Je suis seul donc je suis moi. Ce n'est pas avec les autres qu'on se connaít, c'est seul. Alors, on éprouve ce que l'on est : tout ce qu'il y a de formidable et d'infiniment médiocre. C'est une comptabilité qu'on ne rend pas obligatoirement publique ! On ne vit pas pour l'image que vous renvoie l'autre mais pour étre mieux en soi. Le destin est une forme d'intransigeance : il faut tenter de bien se tenir avec soi. La vraie histoire, c'est soi. Mieux on se connaítra et plus on sera indulgent avec l'autre. La meilleure manière d'aimer un peu l'autre, c'est de se connaítre bien ». aKersauson, Olivier deaBiographies aNavigationaRécits personnels 3127621a797.1 39881aKersausonbOlivier de4070 1bOrigine inconnuegAFNORaFRcYYYYMMDD 2aFRbFlorensacc20140528gAFNOR 3aFRbFlorensacc20220221gAFNOR 10203052022-08-30911061bRAMONETAGEcRAMONETAGEeDAf101005524k797.1 KERo0rLIVR