01747cam0a22002052 4500001000500000005001700005010002200022100004100044101001300085200004300098210004100141215002200182330114200204461002701346610001701373700004301390801003801433801003501471801003501506917520220531175246.0 a978-2-87929-663-0 a20101218d2010 u0frey5003 ba afreceng1 aTais-toi, je t'en priefRaymond Carver a[Paris]cEditions de l'Olivierd2010 a316 p.ccouv ill. a"... On est allés directement au magasin de spiritueux, et je l'ai attendu dans la voiture. Il est ressorti avec un sac en papier dans une main et une poche de plastique pleine de glaçons dans l'autre. Il ne marchait pas très droit. Ce n'est qu'après qu'on a redémarré que je me suis aperçue qu'il était vraiment très ivre. Il se tenait tout recroquevillé au-dessus du volant, il avait les yeux vitreux et roulait à une allure d'escargot. On échangeait des propos sans queue ni téte. On a parlé d'un tas de choses, je ne sais plus très bien de quoi. De Nietzsche. De Strindberg. Il devait monter Mademoiselle Julie au second semestre. Il a été question aussi de Norman Mailer et du couteau qu'il avait planté dans le sein de sa femme. Ensuite, il a fait un bref arrét, en plein milieu de la route, il a débouché la bouteille, et on a bu un coup. Il m'a dit que l'idée qu'on puisse me planter un couteau dans le sein lui faisait horreur. Que mes seins, il avait envie de les embrasser. Il est allé se ranger sur le bas-cóté de la route. Il a posé la téte sur mes cuisses... " R. C.1 tOeuvres complètesv3 aRoman divers 317717aCarverbRaymondf1938-19884070 1bFR-751131015cYYYYMMDDaFRgAFNOR 2aFRbFlorensacc20220118gAFNOR 3aFRbFlorensacc20220221gAFNOR