01971cam0a22002652 4500001000500000005001700005010002900022073001800051100004100069101000800110200005300118210004100171215004400212300005600256300005200312330105400364423003801418610004201456610006301498676001601561700002901577801002901606801003501635801003501670939820220907113443.0 a979-10-90566-08-8d9 EUR 0a9791090566088 a20131121dimpr u0frey5003 ba afre1 aRetour à YvetotbTexte impriméfAnnie Ernaux aPariscEd. du Mauconduitdimpr. 2013 a1 vol. (78 p.)cill., couv. ill.d20 cm aConférence donnée le 13 octobre 2012 à Yvetot aEn appendice, entretien avec Marguerite Cornier aEst-ce que, moi,la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos-des-parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire, je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que, sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, "la langue de l'ennemi" comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur? depuis le début, j'ai été prise dans une tension, un déchirement méme, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine, la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés, celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-méme. Tout au fond, la question est : comment, en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue? Annie Ernaux1010053251 tEntretien avec Marguerite Cornier aErnaux, Annie (1940-....)aEntretiens aErnaux, Annie (1940-....)aRésidences et lieux familiers 3127965a848 34026aErnauxbAnnie4070 1bBNFcYYYYMMDDaFRgAFNOR 2aFRbFlorensacc20131121gAFNOR 3aFRbFlorensacc20220221gAFNOR