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101 _afre
200 1 _aL'averse
_bTexte imprimé
_eroman
_fFabienne Jacob
210 _a[Paris]
_cGallimard
_dimpr. 2012
215 _a1 vol. (135 p.)
_ccouv. ill. en coul.
_d21 cm
330 _a'L'attraction, les femmes l'attrapent au creux de leurs flancs dès qu'elles passent à ma hauteur. Chaque foulée me rapproche de mon instinct d'origine, chaque pas m'éloigne de mon étre de surface. L'appel du corps, un appel d'intérieur à intérieur, des chiens qui se sentent. Elles aussi, les petites, elles bichent. Le cóté voyou dont je ne réussis pas à me défaire les aimante. J'ai tout fait pour paraítre français, le plus français possible. J'ai failli réussir.' Toute sa vie Tahar a aimé ce qui coule, les fleuves, les pluies, les femmes... Quand vient sa dernière heure, montent en lui les visions de l'Algérie qu'il a quittée. L'enfance dans l'incandescence du djebel et la lumière coupante comme un crime en plein midi. Et aussi la guerre qui ne dit pas son nom, mais contraint les hommes à des choix. Au chevet de Tahar demeurent quatre personnes dont les pensées le traversent, bruissantes. Un ex-soldat, une femme aimante, un beau-père qui lui fourgue des prières chrétiennes et un fils muré dans le silence. Chaque voix sonde, à sa façon, la blessure muette de Tahar, mais une seul parvient à la dénouer et à la déborder. Celle qu'on attendait le moins. Et qui monte en méme temps qu'une averse d'été, soudaine, éphémère et toute-puissante.
610 _aRoman divers
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_aJacob
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