000 01731cam0a22002292 4500
001 10367
005 20220908134753.0
010 _a978-2-07-014124-1
090 _a10367
099 _tLIVR
100 _a20130727d2013 u0frey5003 ba
101 _afre
200 1 1 _aMarée basse marée haute
_fJean-Bertrand Pontalis
210 _a[Paris]
_cGallimard
_d2013
215 _a137 p.
330 _a«Chaque été, je passe mes vacances au bord de la mer - cc’est une nécessité pour moi - et chaque jour je consulte ll’horaire des marées. Basse mer, pleine mer, marée basse, marée haute, marée montante, marée descendante, grande marée. Ces mots, à eux seuls, me donnent à réver. Quand la mer se retire, je vois des estivants, parents et enfants, ss’avancer sur la plage qui ss’allonge mètre après mètre jusquu’à rendre la mer au loin à peine perceptible, elle se confond avec le ciel. Ils vont à la recherche de coquillages. Je me dis que ces coquillages, ces coques, ces palourdes, ces moules en grappes, ces bouts de bois rongés par le sel marin, ces morceaux de corde tombés dd’un bateau de péche, figurent ce qui est déposé dans ma mémoire : de petits restes - comme ils me sont précieux ! - qui seront tout à ll’heure recouverts par la marée haute mais qui réapparaítront, ceux-là ou dd’autres, quand la mer de nouveau se retirera. Marée basse, marée haute, cette alternance est à ll’image de ma vie, de toute vie peut-étre. La vie s'éloigne, mais elle revient.»
676 _3127965
_a848
700 _33220
_aPontalis
_bJean-Bertrand
801 1 _aFR
_bFlorensac
_c20130727
_gAFNOR
801 2 _aFR
_bFlorensac
_c20130727
_gAFNOR
801 3 _aFR
_bFlorensac
_c20220221
_gAFNOR