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_d19 EUR
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200 1 _aLe quatrième mur
_bTexte imprimé
_eroman
_fSorj Chalandon
210 _aParis
_cB. Grasset
_dimpr. 2013
215 _a1 vol. (325 p.)
_d21 cm
300 _aPrix Goncourt des Lycéens 2013
330 _aLL’idée de Sam était folle. Georges ll’a suivie. Réfugié grec, metteur en scène, juif en secret, Sam révait de monter ll’Antigone dd’Anouilh sur un champ de bataille au Liban. 1976. Dans ce pays, des hommes en massacraient dd’autres. Georges a décidé que le pays du cèdre serait son théátre. Il a fait le voyage. Contacté les milices, les combattants, tous ceux qui ss’affrontaient. Son idée ? Jouer Anouilh sur la ligne de front. Créon serait chrétien. Antigone serait palestinienne. Hémon serait Druze. Les Chiites seraient là aussi, et les Chaldéens, et les Arméniens. Il ne demandait à tous quu’une heure de répit, une seule. Ce ne serait pas la paix, juste un instant de gráce. Un accroc dans la guerre. Un éclat de poésie et de fusils baissés. Tous ont accepté. CC’était impensable. Et puis Sam est tombé malade. Sur son lit dd’agonie, il a fait jurer à Georges de prendre sa suite, dd’aller à Beyrouth, de rassembler les acteurs un à un, de les arracher au front et de jouer cette unique représentation. Georges a juré à Sam, son ami, son frère. Il avait fait du théátre de rue, il allait faire du théátre de ruines. CC’était bouleversant, exaltant, immense, mortel, la guerre. La guerre lui a sauté à la gorge. LL’idée de Sam était folle. Et Georges ll’a suivie.
610 _aRoman divers
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