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_d23,50 EUR
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100 _a20140628dDL 2 u0frey5003 ba
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_cspa
200 1 _aDans la cité engloutie
_bTexte imprimé
_fJosé Carlos Llop
_gtraduit de l'espagnol par Jean-Marie Saint-Lu
210 _a[Paris]
_cJ. Chambon
_dDL 2013
215 _a1 vol. (308 p.)
_ccouv. ill.
_d23 cm
330 _aDans la cité engloutie est une chronique personnelle et familiale, un regard, entre Tchekhov, Proust et Durrell, sur la société majorquine, mais surtout le portrait dd’une ville, Palma, née dans cette Méditerranée où se croisent ll’Occident et ll’Orient, et empreinte de ce fatalisme méditerranéen sans lequel on ne peut comprendre sa distance souvent ambiguë à ll’Histoire et surtout à ll’Histoire de ll’Espagne. Palma fut une terre dd’exil qui accueillit tour à tour les persécutés et les persécuteurs de la Seconde Guerre mondiale, sans états dd’áme. Habitués à recevoir des princes russes dd’opérette et de vrais aventuriers déguisés en aristocrates, les Majorquins considèrent que chacun a le droit de jeter un voile sur son passé, dd’où le halo de mystère qui entoure chaque personnage des romans de Llop. Parce que son matériau est déjà pure fiction, le récit ne peut quu’engendrer dd’autres récits sans jamais avoir à prétendre à une quelconque réalité objective des faits racontés. Dans ce livre nous voyons ll’enfant Llop, né dans une famille bourgeoise et libérale, regarder dd’un air réveur ces adultes qui lui semblent aussi énigmatiques que les héros des livres quu’il lit. Et nous le voyons parcourir, en donnant la main à son père, un général mélancolique, ou à sa mère, si belle, une ville quadrillée par les maisons familiales qui sont autant de cavernes fabuleuses pleines dd’objets bizarres et riches en rituels étranges. Puis ce sont les acteurs de la vie mondaine et intellectuelle majorquine, et en premier lieu les poètes, qui deviennent objets de fascination pour ll’adolescent qui se voit déjà comme un futur écrivain. Et derrière tout cela, il y a la mer, son omniprésence, frontière qui éloigne, qui enferme et contribue à créer un intolérable sentiment dd’étouffement. Mais cc’est aussi précisément parce quu’elle isole que ll’íle attire tant dd’étrangers prestigieux, dd’Albert Camus à Gertrude Stein ou Juan Miró en passant par Jean Seberg et Ava Gardner, ou encore la vie flotte américaine qui apporte son lot de disques de jazz et de Lou Reed. Si tout continental considère les íles comme une promesse de paradis, une maquette du paradis, dira Llop, la mémoire familiale et personnelle de ll’écrivain permet au lecteur de ss’immerger dans un territoire secret rongé par la nostalgie, probablement parce quu’il nn’existe de paradis que perdus. Ce livre exceptionnel dont le personnage est une íle a été unanimement salué par la critique espagnole.
454 1 _tEn la ciudad sumergida
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