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101 _afre
200 1 _aUne étoile aux cheveux noirs
_bTexte imprimé
_fAhmed Kalouaz
210 _a[Arles]
_cEditions du Rouergue
_dimpr. 2011
215 _a1 vol. (107 p.)
_ccouv. ill.
_d21 cm
225 2 _aLa brune
330 _aAux portes de ll’automne, un homme entreprend un lent voyage vers sa mère. Elle a 84 ans, vit depuis quarante ans au huitième étage dd’une cité de Grenoble dont elle va devoir partir. La barre est sur le point dd’étre détruite, mais elle ne se résout pas à abandonner ses souvenirs et ses fantómes, dans cet appartement où elle a élevé ses quatorze enfants. Lui doit parcourir mille kilomètres, depuis la Bretagne où il ss’est installé pour la retrouver. Ces mille kilomètres, il a choisi de les faire sur la vieille Motobécane bleue de son père ajourdd’hui décédé, celle-là méme que ce dernier prenait chaque matin pour rejoindre ses chantiers. Avec le narrateur, on embarque donc pour une traversée en diagonale de cette France dont il aime tant la langue, les luttes et les espérances. Morbihan, Touraine, Puy-de-Dóme… Il y croise au bord des routes des gens ordinaires, avec qui il échange des mots, un verre. Mille kilomètres à vitesse lente, comme ss’écrivent les poèmes, pour mieux retrouver cette femme qui a passé toute sa vie confinée dans les táches ménagères, depuis sa jeunesse dd’orpheline employée dès ll’enfance dans les maisons de colons dd’Algérie. Après le portrait bouleversant de son père dans Avec tes mains (Rouergue, 2009, Prix Beur-FM Méditerranée), Ahmed Kalouaz fixe son regard et sa mémoire sur cette mère exilée dd’Algérie, arrivée en France dans les années 50 sans rien dd’autre que son petit Ahmed dans les bras. Cette femme qui connut les masures sans confort, la peur et le racisme, la soumission, et qui ss’est aujourdd’hui réfugiée dans la religion. Elle dont le compte à rebours a commencé : le départ dans un nouvel appartement neuf, mais aussi la vieillesse, le gel de la mémoire, la solitude et la dépossession. à cette mère restée illettrée, Ahmed Kalouaz écrit une lettre dd’amour bouleversante, qui réussit à toucher au coeur de chaque humain. CC’est aussi une mémoire de ll’immigration quu’il nous livre là, une mémoire silencieuse, dont peu de traces demeurent, hormis dans la mémoire de leurs descendants.
610 _aRoman divers
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