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_bbr.
_d20 EUR
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106 _ar
200 1 _aLe retoucheur
_bTexte imprimé
_econfession d'un tueur de sang-froid
_eroman
_fDmitri Stakhov
_gtraduit du russe par Paul Lequesne
210 _aArles
_cActes Sud
_dimpr. 2011
_e53-Mayenne
_gImpr. Floch
215 _a1 vol. (282 p.)
_ccouv. ill. en coul.
_d22 cm
225 _aActes noirs
330 _aL’intrigue imaginée par Dmitri Stakhov s’appuie sur une hypothèse qui inverse cause et conséquence : les personnages politiques qui disparaissent des photos officielles au gré des purges successives au sein de l’appareil du Parti seraient en réalité les victimes du scalpel du retoucheur chargé du travail. Le fait même d’effacer leur silhouette des négatifs (le support du négatif est un élément important de la narration, car il constitue le mode opératoire utilisé à l’époque de l’URSS comme à l’époque contemporaine) entraîne à court terme leur disparition effective ! Le narrateur, un jeune photographe, en réalité assez antipathique, découvre par hasard qu’il a hérité de son père, ancien membre du KGB et retoucheur officiel, ce singulier et fatal don d’escamotage. De mystérieux agents ont résolu d’utiliser ses compétences pour éliminer un opposant politique gênant. Pour ce faire, ils placent sur son chemin une jeune femme, parfait sosie de son amour de jeunesse, morte accidentellement au cours d’une rixe. D’autres encore le recherchent pour régler leurs comptes avec d’anciens associés. L’ensemble du récit s’articule autour de ces deux éléments : la mort accidentelle de la jeune fille, assassinée par maladresse par le narrateur lui-même, et la découverte progressive du complot et de la manipulation dont il fait l’objet en accomplissant des meurtres de sang-froid, en réalité commandités. La narration tout entière est placée sous le signe de la confusion. Confusion mentale d’abord, due aux excès d’alcool, à la fatigue, aux événements étranges et tragiques qui se succèdent. Confusion chronologique ensuite, la plupart des épisodes clefs étant rapportés à l’avance, à la manière de projections imaginaires auxquelles le héros s’appliquerait ensuite à donner réalité. Au flash-back initial, très banal dans une histoire policière, succède ainsi une série de “flash-forward” assez déstabilisants pour le lecteur, et qui entretiennent un suspense singulier. La tension est encore renforcée par le fait que le narrateur pose sur le monde un œil de photographe : ce qu’il voit est décrit comme une succession d’instantanés, de plans plus ou moins larges, plus ou moins rapprochés, et forcément parcellaires. Le lecteur est ainsi plongé dans un monde morcelé qui le tient en alerte permanente. A cette narration résolument originale qui fonctionne comme un jeu de poupées russes, s’ajoutent tous les ingrédients récurrents du polar russe contemporain, nourri de l’actualité brûlante et qui ont récemment fait l’objet de révélations par Wikileaks : la corruption jusqu’aux plus hauts échelons du pouvoir, le trésor disparu du Parti communiste, les gangsters et les règlements de compte sanglants, un personnage féminin à la fois victime et bourreau, le tout faisant du Retoucheur un thriller au suspense haletant qui transcende magistralement les limites du genre.
333 _aROMAN ADULTE
410 0 _040196728
_tActes noirs
_x1952-2142
_d2011
454 1 _tRetušer : ispovedʹ nenaemnogo ubijcy
512 _aLE RETOUCHEUR
610 _aROMAN POLICIERS
686 _2Cadre de classement de la Bibliographie nationale française
700 _313762760
_aStahov
_bDmitrij Âkovlevič
_f1954-....
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_aLequesne
_bPaul
_f1961-....
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801 0 _aFR
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_gAFNOR