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101 _afre
200 1 _aMattéo
_hPremière époque
_i1914-1915
_bTexte imprimé
_fJean-Pierre Gibrat
210 _a[Paris]
_cFuturopolis
_dimpr. 2008
215 _a1 vol. (63 p.)
_cill. en coul., couv. ill. en coul.
_d32 cm
330 _aPrès de Collioure, tout appartient aux de Brignac : "les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail". Mattéo et son ami Paulin "en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n'était pas que dans les chaix". Quant à Juliette, l'amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l'áge de trois ans, elle est considérée par « eux" comme un membre de la famille. Mattéo, qui « n'avait pas envie d'étre charitable » pensait qu'elle « faisait juste partie des meubles ». En aoút 1914, quand éclate la guerre, cette "saleté de chien d'aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses", le destin de Mattéo bascule. Fils d'un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu'il est étranger, échappe à la mobilisation générale. Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son áge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l'arrière, avec les femmes et les vieux. Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo cótoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l'aviation. Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n'étre pas au front aux cótés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses fo
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