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101 _afre
_crus
200 1 _aCrime et chátiment
_esuivi du Journal de Raskolnikov
_fDostoïevski
_gpréf. de Georges Nivat,...
_gtrad. de D. Ergaz, V. Pozner
210 _a[Paris]
_cGallimard
_d1995
215 _aXXXVII-669 p.
_ccouv. ill. en coul.
_d18 cm
225 2 _aCollection Folio
_x0768-0732
_iClassique
330 _aSeul l'étre capable d'indépendance spirituelle est digne des grandes entreprises. Tel Napoléon qui n'hésita pas à ouvrir le feu sur une foule désarmée, Raskolnikov, qui admire le grand homme, se place au-dessus du commun des mortels. Les considérations théoriques qui le poussent à tuer une vieille usurière cohabitent en s'opposant dans l'esprit du héros et constituent l'essence méme du roman. Pour Raskolnikov, le crime qu'il va commettre n'est que justice envers les hommes en général et les pauvres qui se sont fait abusés en particulier. "Nous acceptons d'étre criminels pour que la terre se couvre enfin d'innocents", écrira Albert Camus. Mais cet idéal d'humanité s'accorde mal avec la conscience de supériorité qui anime le héros, en qualité de "surhomme", il se situe au-delà du bien et du mal. Fomenté avec un sang-froid mélé de mysticisme, le meurtre tourne pourtant à l'échec. Le maigre butin ne peut satisfaire son idéal de justice, tandis que le crime loin de l'élever de la masse, l'abaisse parmi les hommes. Raskolnikov finira par se rendre et accepter la condamnation, par-là méme, il accédera à la purification. Crime et Chátiment est le roman de la déchéance humaine, l'oeuvre essentielle du maítre de la littérature russe. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
454 1 _tPrestouplenie i nakazanie
610 _aRoman divers
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