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099 _tLIVR
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101 _afre
_ceng
200 1 _aTais-toi, je t'en prie
_fRaymond Carver
210 _a[Paris]
_cEditions de l'Olivier
_d2010
215 _a316 p.
_ccouv ill.
330 _a"... On est allés directement au magasin de spiritueux, et je l'ai attendu dans la voiture. Il est ressorti avec un sac en papier dans une main et une poche de plastique pleine de glaçons dans l'autre. Il ne marchait pas très droit. Ce n'est qu'après qu'on a redémarré que je me suis aperçue qu'il était vraiment très ivre. Il se tenait tout recroquevillé au-dessus du volant, il avait les yeux vitreux et roulait à une allure d'escargot. On échangeait des propos sans queue ni téte. On a parlé d'un tas de choses, je ne sais plus très bien de quoi. De Nietzsche. De Strindberg. Il devait monter Mademoiselle Julie au second semestre. Il a été question aussi de Norman Mailer et du couteau qu'il avait planté dans le sein de sa femme. Ensuite, il a fait un bref arrét, en plein milieu de la route, il a débouché la bouteille, et on a bu un coup. Il m'a dit que l'idée qu'on puisse me planter un couteau dans le sein lui faisait horreur. Que mes seins, il avait envie de les embrasser. Il est allé se ranger sur le bas-cóté de la route. Il a posé la téte sur mes cuisses... " R. C.
461 1 _tOeuvres complètes
_v3
610 _aRoman divers
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_aCarver
_bRaymond
_f1938-1988
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