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_d9 EUR
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100 _a20131121dimpr u0frey5003 ba
101 _afre
200 1 _aRetour à Yvetot
_bTexte imprimé
_fAnnie Ernaux
210 _aParis
_cEd. du Mauconduit
_dimpr. 2013
215 _a1 vol. (78 p.)
_cill., couv. ill.
_d20 cm
300 _aConférence donnée le 13 octobre 2012 à Yvetot
300 _aEn appendice, entretien avec Marguerite Cornier
330 _aEst-ce que, moi,la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos-des-parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire, je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que, sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, "la langue de l'ennemi" comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur? depuis le début, j'ai été prise dans une tension, un déchirement méme, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine, la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés, celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-méme. Tout au fond, la question est : comment, en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue? Annie Ernaux101005325
423 1 _tEntretien avec Marguerite Cornier
610 _aErnaux, Annie (1940-....)
_aEntretiens
610 _aErnaux, Annie (1940-....)
_aRésidences et lieux familiers
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