000 02110cam0a22002412 4500
001 9474
005 20220705162228.0
010 _a978-2-0707-8086-0
073 0 _a9782070780860
090 _a9474
099 _tLIVR
100 _a20110614dimpr u0frey5003 ba
101 _afre
200 1 _aTrésor d'amour
_bTexte imprimé
_eroman
_fPhilippe Sollers
210 _a[Paris]
_cGallimard
_dimpr. 2010
215 _a1 vol. (213 p.)
_d21 cm
330 _a« On vit donc à Venise, Minna et moi, à ll’écart. On ne sort pas, on ne voit personne, ll’eau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est dd’accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tót, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve quu’on ss’entend. LL’amour, cc’est comme retrouver un parent perdu, son regard traverse la mort, et, avec lui, surgissent des foules de détails précis, formes, sons, couleurs, odeurs. Une femme vraiment aimée est brusquement la méme quu’une autre, très différente, et quu’on nn’oubliera jamais. Mais cette matinée aussi est la méme quu’il y a vingt ou trente ans, ce rayon de soleil est le méme, ce passage de bateaux le méme, ces mouettes les mémes. LL’autre, contrairement à la vieillerengaine romantique, est le méme quand méme. Toute séparation se dissout dans le soir puissant. Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. LL’amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deux-là avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la méme époque. Entre le français et ll’italien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, quu’à ss’approfondir».
610 _aRoman divers
700 _37083
_aSollers
_bPhilippe
_4070
801 1 _bBNF
_gAFNOR
_aFR
_cYYYYMMDD
801 2 _aFR
_bFlorensac
_c20220128
_gAFNOR
801 3 _aFR
_bFlorensac
_c20220221
_gAFNOR